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L'euthanasie ne devrait jamais être normale

01 April 2025
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« N'arrêtez pas de parler du Canada », a récemment exhorté le directeur des politiques publiques de l’AÉC à un collègue international. L'expansion rapide de l'euthanasie au Canada est considérée comme un avertissement dans d'autres pays sur la façon dont les choses peuvent mal tourner.

Le partage des impacts négatifs des lois canadiennes sur l'aide médicale à mourir (AMM) peut amener d'autres pays à réfléchir attentivement et à décider de ne pas adopter de lois similaires. Ils peuvent tirer les leçons des erreurs du Canada.

Attirer l'attention internationale est également un moyen de plaider en faveur d'un changement de la loi canadienne. Un mémoire de l’AÉC à un comité des Nations unies souligne l'impact dévastateur de la loi sur l'euthanasie sur les personnes handicapées. Il donne des exemples de personnes handicapées qui mettent fin à leurs jours en ayant recours à l'AMM parce qu'elles n'ont pas les ressources ou le soutien nécessaires pour vivre.

Comme nous continuons de le faire ici, dans le mémoire à l'ONU, l’AÉC a recommandé au Canada d'abroger l'AMM pour les maladies mentales et l'AMM de la voie 2 (pour ceux qui ne sont pas en fin de vie) et de ne pas étendre l'AMM aux jeunes.

L'euthanasie est de plus en plus répandue et normalisée au Canada. Les chiffres continuent d'augmenter. Santé Canada rapporte que 15 343 personnes ont mis fin à leurs jours par l'AMM en 2023, soit un peu moins de 5 % de tous les décès cette année-là, soit 1 sur 20. Depuis 2016, date de l'adoption de la première loi sur l'euthanasie, jusqu'en 2023, 60 301 personnes au total sont décédées par l'AMM.

Le gouvernement fédéral a tenu des consultations cet hiver sur la possibilité d'autoriser les demandes anticipées d'AMM. Cela supprimerait la garantie essentielle selon laquelle une personne doit être en mesure de consentir au moment où sa vie est arrêtée. L’AÉC a exprimé sa vive opposition aux demandes anticipées.

Nous déplorons que tant de nos voisins, de nos familles et de nos amis mettent fin à leurs jours par l'AMM. Nous déplorons également la pression constante exercée pour étendre encore davantage la loi.

Cependant, nous sommes pleins d'espoir lorsque nous voyons des chrétiens et des ministères au Canada tendre la main à leurs voisins, leur offrir du réconfort et une aide tangible. C'est un moment où notre foi peut jouer un rôle important. La souffrance qui conduit les gens à mettre fin à leur vie par l'euthanasie est souvent spirituelle, sociale ou existentielle.

Les dernières statistiques aident à expliquer la souffrance invoquée par ceux qui ont mis fin à leur vie par l'AMM en 2023. Presque toutes les personnes ont identifié l'incapacité à s'engager dans des activités significatives comme un facteur à l'origine de leur demande. Près de la moitié ont indiqué se sentir comme un fardeau, et deux tiers ont ressenti une perte de dignité. La solitude ou l'isolement était un facteur pour une personne sur cinq dans le cadre de l'AMM de la voie 1 (dont la mort était raisonnablement prévisible), ce chiffre passant à près de la moitié des personnes dans le cadre de l'AMM de la voie 2 (qui n'étaient pas autrement proches de la mort).

« L'Église a tant à offrir aux personnes qui ressentent un manque de raison d’être, de la solitude, une perte de dignité ou qui ont l'impression d'être un fardeau, déclare Julia Beazley, directrice des politiques publiques de l’AÉC à Ottawa. Les Écritures enseignent que la vie de chaque personne a une valeur, un sens et un but. Nous sommes créés par Dieu, à son image, et aimés par lui. La vie est un don qu'Il nous accorde pour tous nos jours. Elle ne dépend pas de notre productivité, de notre situation sociale, de notre âge, de notre santé ou de nos capacités. »

Nous pouvons faire une différence dans la vie de nos voisins. Il est important de tendre la main à nos voisins de manière tangible et de réaffirmer la valeur et le but de leur vie. Ensemble, nous pouvons demander qu'une loi visant à mettre fin à l'AMM pour les personnes atteintes de maladie mentale entre en vigueur en 2027. Nous pouvons faire savoir aux députés et aux candidats fédéraux que nous ne voulons pas que l'AMM soit étendue davantage.

Nous avons vu une lueur d'espoir récemment lorsque nous avons participé aux consultations en Alberta sur la manière d'améliorer la surveillance et les garanties de l'AMM. Nous avons été encouragés par les bonnes questions posées et les changements significatifs proposés.

Par-dessus tout, notre espoir repose en Dieu qui est capable de faire infiniment plus que ce que nous pouvons demander ou imaginer.

Comment promouvoir la vie et limiter l'euthanasie

  • Tendez la main à vos voisins, vos amis et votre famille pour leur faire savoir qu'ils sont aimés et que leur vie a un but et une valeur.
  • Joignez-vous à nous pour demander aux députés et aux candidats d'arrêter l'expansion de l'AMM. Vous trouverez les coordonnées de votre député sur noscommunes.ca. Consultez les ressources de l’AÉC sur TheEFC.ca/HaltMAiD.
  • Continuez à prier pour ceux qui sont vulnérables à l'AMM dans notre pays.
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